Moins de 1% de taux de mortalité du coronavirus à Marseille

Le Docteur Raoult et son traitement à la chloroquine suscitent depuis plusieurs semaines l’espoir auprès de nombreux français. Son équipe s’est à nouveau illustrée en rapportant un taux de mortalité du coronavirus bien plus bas que celui constaté dans l’Hexagone.

Vendredi dernier, le quotidien La Provence a mis en avant la stratégie de dépistage de l’IHU de Marseille. Dans la cité phocéenne, ce sont près de 2,5% des habitants qui ont pu savoir s’ils étaient porteurs du coronavirus, également appelés les Covid+.

L’établissement hospitalier a la faculté de réaliser à lui seul 3 000 tests journaliers, tandis que la France ne pouvait en effectuer que…4 600 tests à la mi-mars.

A l’heure où nous rédigeons ces lignes, ce sont près de 30 000 personnes qui ont été dépistées à l’IHU dont un peu plus de 20 000 marseillais. Le Professeur Raoult avance le chiffre de 16,6% de porteurs du coronavirus, soit 16,6% des dépistés vivant dans la deuxième ville de France.

Et il rapporte un taux de mortalité de l’ordre de 0,7%, bien loin du taux de 4% évoqué en France ces dernières semaines. Mécaniquement, s’il y a davantage de personnes testées, y compris des hommes et des femmes asymptomatiques (ou présentant peu de symptômes), cela tend à faire diminuer le taux de létalité.

Reste à savoir l’ampleur de la contribution de son traitement qui combine l’hydroxychloroquine à l’azythromycine. Il a été administré à 1 677 patients jusqu’à présent, soit environ 45% des personnes contaminées vivant à Marseille.

Cependant, le quotidien phocéen ne précise pas si la bithérapie concerne tous les positifs testés à l’IHU ou uniquement les personnes contaminées résidant dans la cité phocéenne.

Par ailleurs, les chiffres relayés par La Provence s’avèrent instructifs à d’autres égards. Si près de 17% de marseillais dépistés sont contaminés, on peut également penser que la proportion de contaminés soit semblable à l’échelle de la France. Rappelons que Marseille n’a pas été jusqu’à présent un foyer épidémique conséquent comme pouvaient l’être le Grand Est et la région parisienne.

Si 17% des français seraient covid+ en avril 2020, cela signifierait que déjà près de 10 millions de personnes auraient été affectées par cette maladie.