Les régimes hypocaloriques jugés efficaces pour la longévité des cellules

Pour vivre longtemps, allégez votre régime alimentaire ! C’est la conclusion d’une étude parue en février dernier dans la revue Cell.

Ce travail de recherche a été mis en oeuvre par des scientifiques américains du l’Institut d’études biologiques Salk à la Jolla (Californie), en collaboration avec l’Académie chinoise des sciences. Comment les auteurs de l’étude sont-ils parvenus à tirer un tel enseignement ?

Ils ont observé deux groupes de rats de laboratoire, le premier groupe étant constitué de rongeurs qui mangeaient 30% de calories en moins par rapport aux rongeurs du second groupe. Ces animaux avaient de 18 à 27 mois, cela équivaut au suivi d’une cohorte de personnes suivant un régime hypocalorique de 50 à 70 ans.

A l’issue de cette période d’observation, les scientifiques ont constaté que les très nombreuses cellules des rongeurs âgés contraints au régime, étaient pratiquement identiques à celles de rongeurs jeunes. Les cellules provenaient précisément des tissus adipeux, de l’aorte, de la peau, du foie, des reins, de la moelle osseuse, du cerveau ainsi que des muscles. 

Selon l’étude, les cellules et les gènes les plus influencés par le régime hypocalorique sont ceux liés à l’immunité, l’inflammation, et le métabolisme des lipides. 

Par ailleurs, ils ont déterminé que la protéine YBX1 a été considérablement modifiée par le régime alimentaire hypocalorique dans 23 types de cellules différents. Les auteurs croient que cette protéine pourrait être un facteur de transcription lié au processus de vieillissement dans le corps.

“On a l’habitude de dire que l’on est ce que l’on mange, et c’est exact à bien des égards” a commenté Concepcion Rodriguez Esteban, l’un des auteurs cette étude.

Ce travail pourrait-il aboutir à une application médicale bénéfique pour les humains ?

“Nous avons désormais des cibles sur lesquelles nous pourrions potentiellement agir pour traiter le vieillissement humain” a expliqué Juan Carlos Izpisua Belmonte, biologiste au laboratoire d’expression génétique de l’institut Salk.