Les animaux pourraient être sensibles à l’infection à la COVID-19

De nombreux animaux semblent vulnérables au Sras-Cov-2, le virus responsable du Covid-19 qui a bouleversé notre quotidien depuis le printemps dernier. C’est le résultat d’une étude de l’University College of London (UCL), dont les résultats viennent d’être récemment publiés dans la revue Scientific Reports.

La recherche des scientifiques britanniques relève que pas moins de 26 espèces animales régulièrement en contact avec l’homme pourraient être sensibles à l’infection au nouveau coronavirus.

Les auteurs de ce travail ont étudié la façon dont la protéine dite de pointe du virus – qui permet au SARS-CoV-2 de pénétrer dans nos cellule –  pourrait interagir avec le récepteur ACE2 quand elle infecte l’homme. 

Leur découverte est équivoque : la protéine de pointe du SRAS-CoV-2 conserve une faculté, certes variable selon les espèces, à se lier au site du récepteur ACE2 et par conséquent à pouvoir infecter le sujet.

Les chercheurs britanniques indiquent que les moutons, les chimpanzés et les autres grands singes comptent parmi les espèces vulnérables au Sras-Cov-2. Les principaux animaux de compagnies comme les chats et les chiens ainsi que les tigres domestiques, les furets et les macaques sont tout aussi concernés par ce danger. En revanche, la plupart des oiseaux, des poissons et des reptiles ne semblent pas être à risque d’infection.

Ces résultats sont importants à plusieurs égards. Tout d’abord, “les animaux que nous avons identifiés pourraient être exposés à des épidémies susceptibles de menacer des espèces en danger ou de nuire aux moyens de subsistance des agriculteurs” explique le professeur Christine Orengo, auteur principal.

Par ailleurs, il montre que ces animaux ont la capacité de servir de réservoirs du virus, avec le potentiel de réinfecter les humains plus tard, tel que cela été documenté avec les élevages de visons aux Pays-Bas. 

D’autres études doivent apporter un éclairage sur le mécanisme d’infection et ses incidences selon le professeur Orengo. Selon elle, “les détails de l’infection de l’hôte et la gravité de la réponse sont plus complexes que les seules interactions de la protéine du pic avec l’ACE2, c’est pourquoi nos recherches continuent d’explorer les interactions impliquant d’autres protéines du virus de l’hôte” explique-t-elle.