Une astéroïde ressemblant à une comète

Le télescope ATLAS a découvert un astéroïde atypique dont les caractéristiques le rendent semblable à une comète.

Le Asteroid Terrestrial-impact Last Alert System (ATLAS) est le nom donné à un système d’alerte de la NASA, ayant pour fonction de repérer les plus petits objets géocroiseurs quelques semaines à quelques jours avant qu’ils impactent la Terre. Cet appareil qui espionne le ciel est aussi susceptible de révéler aux yeux des scientifiques d’autres corps célestes.

Au début du mois de juin 2019, il a identifié ce qui semblait être un astéroïde près de l’orbite de Jupiter et a été baptisé LD2 2019. Jusque-là, rien d’extraordinaire, sachant qu’il y a des centaines de milliers de ces planètes mineures autour de la géante gazeuse. Or, ATLAS a observé que cet objet développait une queue constituée à priori de gaz et de poussières, la caractéristique propre d’une comète.

Après avoir disparu quelques mois derrière notre étoile, le Soleil, il est réapparu en avril 2020, toujours distinguable par son apparence cométaire. Ces observations suggèrent que ce corps est probablement actif en continu depuis près d’un an. LD2 2019 compte en fait parmi les astéroïdes troyens de Jupiter, des astéroïdes qui partagent l’orbite de la planète Jupiter autour du Soleil.

Pour quelle raison cet astéroïde s’apparente-t-il à une comète ? Rappelons que l’essentiel des astéroïdes troyens ont été capturés par Jupiter il y a des milliards d’année. Par conséquent, la glace se trouvant sous la surface de ces objets aurait largement eu le temps d’être vaporisée, laissant la place à des corps qui se déplacent de façon silencieuse. 

Selon les scientifiques, Or, 2019 LD2 aurait pu être capturé récemment, depuis une orbite plus lointaine qui lui aurait permis de préserver sa glace plus longtemps. Ce serait donc seulement maintenant que celle-ci se vaporiserait en gaz et en poussières, ce qui formerait sa queue cométaire.

“Même si le système ATLAS est conçu pour identifier des astéroïdes dangereux, ATLAS observe d’autres phénomènes rares dans notre système solaire et au-delà tout en balayant le ciel”, a commenté Larry Denneau, chercheur principal du projet ATLAS.