Un singe joue aux jeux vidéos par la pensée

Elon Musk fait fréquemment parler de lui pour les progrès de Space X, incontestablement beaucoup moins pour les avancées de Neuralink, son entreprises neurotechnologique. Or, cette fois-ci, les équipes de sa start-up spécialisée dans le développement d’implants cérébraux ont frappé un grand coup en parvenant à faire jouer un singe aux jeux-vidéos, et ce sans même le munir d’un joystick !

Ce n’est pas un poisson d’avril, l’entreprise Neuralink fondée par le milliardaire Elon Musk a bien permis à un primate de s’essayer à un jeu vidéo par la pensée. Comment expliquer cette prouesse ?

Sur la vidéo intitulée “Monkey Mindpong” publiée sur la page Youtube de Neuralink, vous pouvez comme tout un chacun observer le primate en train de jouer, dans un premier temps muni d’un joystick, et dans un second temps sans l’aide d’une quelconque commande physique. 

Durant la première expérience, le singe a accès sur sa droite à un périphérique qui lui permet de déplacer une boule blanche sur un écran, le but étant de la mouvoir jusqu’à la seule case qui apparait en orange. En cas de succès, il a droit à une gourmandise, en l’occurrence du smoothie banane diffusé en temps réel via une sorte de paille métallique.

Les scientifiques se sont penchés sur les mécanismes cérébraux en cours de jeu, autrement dit ils ont déterminé les neurones qui s’activaient lorsque l’animal utilisait le joystick. Lui a ensuite été appris à jouer à Pong, l’emblématique titre d’arcade et l’un des premiers jeux vidéos sorti en 1972.

Les chercheurs ont introduit au ras du crâne de l’animal un implant cérébral, dispositif indolore qui se charge sans fil. On  peut d’ailleurs à peine apercevoir les poils rasés à l’endroit où l’implant a été inséré. Grâce à cette technologie, le singe a pu continuer à jouer et obtenir sa récompense culinaire sans même avoir recours à un joystick. C’est bien lui qui dicte par la simple pensée le mouvement de son avatar, la raquette virtuelle matérialisée par un rectangle blanc.

Le fantasque Elon Musk s’est bien entendu félicité de cette recherche, il en a même profité pour faire de la dérision sur les capacités de “gamer” du primate : “Bientôt notre singe sera sur Twitch et Discord” a-t-il déclaré, faisant référence aux plateformes utilisées par les joueurs qui diffusent en direct leurs sessions propres de jeu.

Si l’expérience prête évidemment à sourire, les scientifiques qui en sont à l’origine songent surtout aux applications médicales qui pourraient en découler. A titre d’exemple, une personne paralysée aurait la faculté de dicter des SMS par la pensée beaucoup plus rapidement qu’avec ses pouces. Et imaginons qu’un homme ou une femme paraplégique retrouve l’usage de ses membres, à la faveur d’un exosquelette…

Reste à voir les problématiques éthiques qui pourraient surgir, avec la concrétisation d’humains “augmentés”.