6 millions d’investissement dans un nouveau type de cellules photovoltaïques

Des chercheurs britanniques viennent d’obtenir un financement de 6 millions de livres sterling (6,7 millions d’euros) pour leur recherche sur le développement d’une nouvelle technologie de cellules photovoltaïques.

L’importante subvention est précisément versée à l’Université de Swansea par le UK Engineering and Physical Sciences Research Council, un organisme qui finance essentiellement des universités du Royaume-Uni qui entreprennent des travaux en génie en sciences-physiques.

Les scientifiques derrière ce projet œuvrent pour le compte du SPECIFIC Innovation and Knowledge Centre de l’Université galloise, en partenariat avec l’Imperial College de Londres et l’Université d’Oxford

Cette nouvelle génération de cellules photovoltaïques est déjà en développement depuis cinq ans. Ce sont en l’occurrence des films ultra-minces créés à partir de polymères, susceptibles d’être imprimés directement sur un produit.

Qu’apportent de plus ces composants électroniques par rapport à ceux déjà disponibles sur le marché ? 

Le directeur du projet James Durrant nous éclaire à ce sujet : “Les cellules photovoltaïques traditionnelles sont fabriquées à partir de tranches épaisses et assez fragiles de silicium, encapsulées entre deux morceaux de verre, ainsi elles ne peuvent pas être pliées ou moulées et elles sont relativement lourdes” explique-t-il à la BBC.

La technologie actuelle peut notamment être mobilisée pour alimenter une “ferme solaire”, mais il convient de mettre au point “quelque chose de plus léger et flexible” pour une utilisation domestique ou l’alimentation d’un véhicule selon Durrant. A titre d’exemple, les cellules que son équipe développe pourraient être utilisées sur la carrosserie des voitures électriques.

“L’utilisation la plus intéressante sera l’alimentation de drones et de satellites, où le poids des cellules traditionnelles limite actuellement leur charge utile et la durée durant laquelle ces appareils peuvent rester en vol”, ajoute Durrant.

Ce dernier n’est pas peu fier d’être à la tête de ce projet et se montre convaincu de l’intérêt d’investir massivement dans ces travaux de recherche : “La Grande-Bretagne dispose déjà d’une science de pointe [dans ce domaine] mais il est important que nous allions de l’avant et que nous maintenions la capacité de les développer.”