L’utilisation de corticoides même à doses faible augmente les risques cardiovasculaires

Selon une étude parue récemment, les patients recevant de faibles doses de corticoïdes présentent un risque accru de maladies cardiovasculaires.

Les scientifiques savaient déjà que des doses importantes de corticoïdes pouvaient accroître le risque de maladies cardiovasculaires. En revanche, l’impact de doses plus limitées sur l’organisme restait relativement peu documenté jusqu’à présent.

Des scientifiques basés en Angleterre dans le compté du Yorkshire viennent de révéler dans l’un de leurs travaux que les patients qui prennent de faibles doses de ces types de médicaments avaient bien plus de chances de développer des maladies cardiovasculaires.

Les auteurs de cette recherche parue dans la revue scientifique PLOS Medecine ont procédé à l’examen des dossiers médicaux d’un peu moins de 87 800 patients diagnostiqués avec 6 différentes maladies inflammatoires immunitaires intermédiaires. Ce sont plus précisément des personnes soignées entre 1998 et 2017 dans 389 cliniques de soins primaires au Royaume-Uni. Qu’ont-ils observé ? Selon eux, les patients utilisant moins de 5 milligrammes de prénisolone par jour ont pratiquement deux fois plus de chances développer une maladie cardiovasculaire par rapport à ceux qui n’ont pas recourt aux glucocorticoïdes. 

Les rapports de risques relatifs à la dose de corticoïdes utilisés sont élevés pour toutes les maladies cardiovasculaires mesurées, y compris l’insuffisance cardiaque, la fibrillation auriculaire, l’infarctus aigu du myocarde, les maladies artérielles périphériques (athérosclérose, dissections etc.), l’anévrisme de l’aorte abdominale et les maladies cérébrovasculaires.

Selon les auteurs, ces résultats montrent notamment l’importance “de surveiller rapidement et régulièrement le risque cardiovasculaire des patients” à qui l’on prescrit ces médicaments.

Les glucocorticoïdes, plus communément appelé les corticoïdes sont aussi bien prescrits pour des traitements de courte durée (œdème de Quincke, état de mal asthmatique, œdème cérébral etc.) que de longue durée (polyarthrite rhumatoïde en poussée, méningites bactériennes, des hémopathies malignes, maladie de Horton etc.).