Le confinement pourrait être responsable de stress post-traumatique

Le confinement a des incidences que nous ne soupçonnions sans doute pas il y un peu moins de 2 mois. Une étude parue à la fin du mois de février rapporte notamment que le stress occasionné par cette quarantaine forcée est à l’origine de symptômes de stress post-traumatique.

Des scientifiques ont passé en revue divers travaux de recherche consacrés aux impacts psychologiques du confinement. Parmi les milliers d’études qu’ils ont identifiées, ils en ont sélectionné vingt-quatre. Elles portent sur les comportements d’individus issus de différents pays ayant fait l’objet d’un confinement lors de plusieurs épidémies survenues ces deux dernières décennies (SRAS, Ebola, H1N1 etc.) Les résultats de ce travail ont été publiés il y a quelques semaines dans la très réputée revue britannique The Lancet.

Ils ont par exemple observé un surrisque de trouble de stress post-traumatique, de confusion, et de comportements agressifs chez les personnes soumises à la contrainte de l’enfermement.

Une première étude portant sur des individus isolés par précaution lors de l’épidémie du SRAS indique que 20% d’entre eux ont ressenti de la peur. Dans une autre étude, des scientifiques ont constaté que des enfants confinés obtenaient un score de stress post-traumatique quatre fois plus élevé que ceux qui n’avaient pas été isolés. Des travaux ont ensuite mis en évidence les conséquences à long terme de cette privation de liberté. A titre d’exemple, des chercheurs ont constaté qu’une part élevée des personnels soignants qui avaient été mis en quarantaine lors de l’épidémie du SRAS présentait une consommation excessive d’alcool, trois ans après l’épisode de confinement.

En outre, le confinement pourrait avoir un impact direct sur le poids. Ce mardi 6 mai 2020, le quotidien Le Parisien révèle que les Français ont pris en moyenne 2,5 kilos depuis le 17 mars (sondage IFOP). 


Source :

The Lancet – Published Online February 26, 2020