De nombreux avantages induits par un régime alimentaire allégé en viande

Selon des chercheurs de l’Université de Bonn (Allemagne), réduire sa consommation de viande aurait de multiples avantages et pas uniquement en termes de santé. Leurs résultats viennent d’être récemment publiés dans le journal Science of the total environnement.

Des scientifiques basés dans l’ouest de l’Allemagne se sont penchés sur les impacts globaux de nos régimes alimentaires. Ils ont notamment voulu comprendre si, dans une optique d’amélioration de la santé humaine, des conditions de vie animales et de la protection de l’environnement, il était préférable de réduire modérément la consommation de viande – comme le recommande la German Nutrition Society – de préférer un régime méditerranéen ou encore d’adopter un régime vegan. 

Ils ont pour ce faire examiné les produits consommés par un certain nombre d’habitants du land le plus peuplé du pays à savoir la Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Les auteurs de cette étude ont comparé ce panier alimentaire aux trois régimes précédemment évoqués. Ces derniers devaient apporter les mêmes nutriments que ceux du panier alimentaire de référence.

Leur conclusion : n’importe quel des trois régimes alimentaires comparés au panier alimentaire de référence serait bénéfique sur les plans sanitaire, de la condition animale et environnementale. Cela étant, l’adoption à grande échelle de ces différents régimes ne se ferait pas sans incidence négative. Les régimes vegan et méditerranéen occasionnerait notamment une consommation beaucoup plus importante d’eau, eu égard à la quantité de noix et de légumes à produire. Si le poisson se substituait totalement à la viande, on assisterait étonnamment à une aggravation de la condition de vie animale, en effet il serait nécessaire de consommer davantage de poissons dans la mesure où ces espèces aquatiques sont bien plus petites que leurs homologues terrestres.

La consommation accrue de miel propres aux régimes étudiés aurait aussi un impact négatif. Aussi, l’un des auteurs au nom de Neus Escobar préconise de diminuer l’apport de protéines animales. En 2021, on estime à 9,7 millions de personnes qui suivent un régime alimentaire vegan aux Etats-Unis, soit un peu moins de 3% de la population.