Les chiens pourraient réduire le risque de schizophrénie chez l’être humain

Les enfants qui grandissent avec un chien ont moins de chances de développer des troubles schizophrènes au cours de leur vie. C’est le résultat d’une étude parue dans la mégarevue scientifique Plos One en décembre 2019.

On doit cette découverte à une équipe de recherche américaine dirigée par des scientifiques de la Faculté de médecine de l’Université Johns Hopkins de Baltimore. Elle s’est intéressée à 1 371 hommes et femmes âgés de 18 à 65 ans. Parmi eux, 381 avaient été diagnostiqués bipolaires, 396 avaient été diagnostiqués schizophrènes ou d’un trouble schizo-affectif. Le reste de la cohorte était composé de personnes n’ayant pas de trouble psychiatrique. 

L’enseignement principal ?

Les individus ayant côtoyé un chien au sein de leur foyer avant de souffler leur 13ème bougie avaient 24% moins de risque d’être un jour touchés directement par la schizophrénie.

Ce sont en particulier les enfants qui ont été exposés d’un fidèle compagnon “à la naissance ou qui pour la première fois après la naissance mais avant l’âge de 3 ans” qui ont bénéficié de l’effet protecteur selon le docteur Robert Yolken, professeur eu neurovirologie pédiatrique au Johns Hopkins Children’s Center.

En revanche, ils n’ont trouvé aucune association statistique entre la possession de chiens et le développement d’un trouble bipolaire

Comment expliquer ce phénomène ?

Yolken émet l’hypothèse d’un élément présent dans le microbiome canin transmis aux humains, susceptible d’atténuer une prédisposition génétique à ce trouble mental ou capable de renforcer le système immunitaire.

Par le passé, des troubles psychiatriques ont été associés à des changements du système immunitaire et à des expositions environnementales dans la petite enfance.

De même, les scientifiques ont constaté un risque légèrement plus élevé d’être diagnostiqué schizophrène ou d’un trouble schizo-affectif chez ceux qui ont été les premiers à côtoyer les chats entre 9 et 12 ans.

Environ 600 000 français sont concernés par la schizophrénie selon l’INSERM.