Les animaux marins les plus importants pour le maintien de leur écosystème

Des chercheurs encourent à orienter les efforts de préservation de la mégafaune marine vers certaines espèces qui contribueraient tout particulièrement à leur écosystème.

Une équipe internationale de chercheurs, dirigée par le Dr Catalina Pimiento de l’Université de Swansea, a étudié les caractéristiques d’espèces appartenant à la mégafaune marine, dans le but de mieux évaluer les répercussions de leur éventuelle extinction.

Pour rappel, la mégafaune marine est composée d’espèces animales qui présentent un poids supérieur à 45 kilos. Ce sont entre autres les phoques, le manchot empereur, divers requins et bien entendu les baleines.

Selon Fabien Leprieur, scientifique français co-auteur de cette étude parue dans la revue Science Advancesces animaux exercent plusieurs fonctions écologiques primordiales dans les écosystèmes, qui sont notamment le transport des nutriments à travers les habitats marins et la consommation de grandes quantités de biomasse.

Si aucune mesure n’était prise pour enrayer leur déclin, une espèce sur cinq pourrait disparaître au cours du prochain siècle, occasionnant une perte l’ordre de 11 % de l’étendue des fonctions écologiques. Pire, près de la moitié (48%) des fonctions écologiques serait réduite à néant si toutes les espèces de la mégafaune marine menacée venaient à disparaître.

Pour déterminer les espèces qui assurent les fonctions écologiques les plus importantes, les chercheurs ont élaboré un indicateur nommé FUSE (Functionally Unique, Specialised and Endangered – en français des espèces fonctionnellement uniques, spécialisées, et en danger). Ainsi, ils ont pu mettre en évidence les espèces qui devraient être particulièrement protégées, au regard de leur potentiel pour aider au maintien des fonctions écologiques.

On trouve parmi elles la tortue verte, le bénitier géant, le dugong (aussi appelé vache marine), et la loutre de mer. 

« C’est un avertissement, nous devons agir maintenant pour réduire les pressions humaines croissantes sur la mégafaune marine » explique John Griffin, un autre co-auteur de cette étude.