Une supernova à l’origine d’une extinction de masse de notre histoire

Une supernova a-t-elle été à l’origine d’une extinction de masse sur notre planète bleue ? Une nouvelle découverte de chercheurs basés aux Etats-Unis tendrait à le prouver ! 

Au cours du Dévonien supérieur, l’une des pires extinctions massives est survenue sur la Terre, quand l’essentiel de la vie se concentrait dans les Océans. L’écosystème de l’époque a été considérablement bouleversé, néanmoins les scientifiques ne sont toujours pas certains de l’origine de cet événement.

Toutefois, des chercheurs de l’Université de l’Illinois émettent désormais l’hypothèse qu’une supernova située à 65 années-lumière de notre planète a sans doute occasionné une extinction de masse il y a 359 millions d’années.

Ils détaillent leur découverte dans un article publié récemment dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences. Pour étayer leur hypothèse, ils rapportent avoir examiné des roches contenant d’anciennes spores de plantes. Ces spores ont manifestement été gravement brûlés par des rayonnements ultraviolets, une conséquence probable d’un manque d’ozone à long terme dans l’atmosphère terrestre. 

L’équipe de recherche est désormais en quête de deux isotopes radioactifs spécifiques du plutonium, qui n’auraient pu arriver sur Terre qu’à la suite d’explosions cosmiques.

Réchauffement climatique, explosions volcaniques, rayons gamma, impact de météorite…les auteurs de ce travail écartent ces potentiels facteurs d’appauvrissement de la couche d’ozone et suppute qu’une ou plusieurs explosions d’étoiles pourraient expliquer l’extinction de masse répertoriée dans le Dévonien supérieur.

Selon eux, la ou les explosions ont diffusé sur notre planète des rayons UV, X et gamma dangereux, irradiant la couche d’ozone avec des effets qui auraient perduré jusqu’à 100 000 ans.

Et si ce phénomène se produisait de nos jours ? Pas d’inquiétude, l’une des menaces identifiées à ce jour est incarnée par l’étoile Bételgeuse, située à plus de 600 années-lumière. Pour qu’une supernova puisse mettre en danger la vie humaine, elle ne devrait pas être localisée au delà de 25 années-lumière, d’après la communauté scientifique.