Explosion de son prototype SN1 : Elon Musk un peu vexé

Un nouveau prototype de Starship a explosé à la fin du mois de février. Si Elon Musk a commenté avec philosophie cet événement sur les réseaux sociaux, il n’a pas caché son mécontentement en coulisses.

Le 28 février dernier, le prototype SN1 de SpaceX a été détruit à Port Isabel, au sud du Texas. Cet enfin devait réaliser cette année des vols d’essai à une vingtaine de kilomètres d’altitude. Ses débris ont été projetés à une hauteur de 20 mètres.

Fort heureusement, la détonation n’a occasionné aucun blessé. De même, “aucun produit chimique n’a été répandu”, ont précisé les autorités de la localité la ville Port Isabel située près du site de tests.

Quelle est la cause de cet incident ? 

L’un des réservoirs du prototype aurait éclaté, provoquant l’implosion de la structure du SN1 et par voie de conséquence la chute au sol de l’engin.

L’excentrique entrepreneur a voulu dédramatiser cette explosion. “Ça va aller, nous allons arranger cela” a-t-il tweeté en substance le 2 mars. En coulisses, Elon Musk a été bien moins complaisant à l’égard de ses équipes. 

“Je leur ai dit qu’à l’avenir, vous devriez traiter cette fusée comme si c’était votre bébé et que vous ne pourrez l’envoyer sur le site de test si vous n’étiez sûr que votre bébé aille bien” a-t-il affirmé à Eric Berger qui officie pour le compte du média Ars Technica. Musk a notamment remis en cause la conception défectueuse du SN1.

Le prototype était voué à une mise à feu statique qui consiste à expérimenter le fonctionnement des moteurs de la fusée au sol.

Les tests d’un autre prototype baptisés Mk1 se sont également soldés par un échec en novembre 2019. L’explosion s’est produite à l’occasion de tests de résistance.

Le CEO de SpaceX a affiché à maintes reprises ses folles ambitions dans le domaine de la conquête spatiale. Il souhaiterait disposer à l’avenir d’une flotte de 1 000 vaisseaux spatiaux pour transporter suffisamment de fret et de passagers dans le but d’établir une colonie sur Mars. Il table même sur un million de personnes installées sur la planète rouge d’ici 2050.